Contrat en rédaction web freelance : comment faire

Depuis le lancement de mon activité en tant que rédactrice web en 2011, j’ai connu un certain nombre de collaborations (!). Plus ou moins fructueuses, plus ou moins longue et même à satisfaction variable, mais je dois bien avouer que j’ai rencontré au cours de ma carrière de freelance, des entrepreneurs très différents.

J’ai même sympathisé avec plusieurs d’entre eux, hommes et femmes confondus et ça, c’est la meilleure partie de l’histoire.

Bien gérer un contrat, une mission en rédaction web freelance

Prendre contact entre professionnels

Agences, entreprises, freelances ou plus rarement particuliers, tous mes contrats ont débuté — et débutent — à peu près de la même façon, par un échange d’e-mails. L’occasion pour chacun de se positionner avec pour but commun, une prestation qualitative à réaliser.

C’est le moment que je choisis pour indiquer mes horaires de travail, mes disponibilités et mes tarifs de rédacteur web freelance.

Expertise, deadline, budget, l’affaire est conclue ! Je commence alors par rassembler les informations dont j’aurai besoin pour écrire : type de contenu, objectif, cible, support, concurrence…

Quel but pour mes contenus ? Comment seront-ils utilisés ? Quel type d’internautes est ciblé ? Des articles, des fiches e-commerce ? Pour booster les ventes, publier de l’information, divertir ?

J’apprécie ensuite de prendre un peu de temps pour évaluer les besoins et la masse de travail à fournir, avant de me lancer dans une nouvelle mission.

Débuter un contrat en création de contenu

Tout est en place, la thématique est claire, mon client m’a fait part de ses directives précises, il ne me reste donc plus qu’à me lancer.

Le premier texte sert souvent pour trouver l’accord parfait entre les deux partenaires, à “essuyer les plâtres” en quelque sorte. Je le fais généralement parvenir seul et débute un autre projet en attendant le retour du client pour poursuivre sa commande. Cette précaution lorsqu’elle est possible, offre la possibilité de préciser le brief, tandis qu’une question peut également me venir à l’esprit au moment de débuter la création du contenu.

J’intègre ensuite la commande à mon planning et réunis les outils nécessaires :

  • Trello, MindMap ou Google Keep pour l’organisation,
  • UnsplashPixabay ou Burst pour les visuels libres de droits,
  • Crisco, en tant que dictionnaire des synonymes puissant,
  • 1.fr, mon logiciel d’optimisation sémantique favori,
  • LibreOffice, un éditeur de texte open source,
  • et mon correcteur, Antidote.

Je prends le temps de rassembler plusieurs sources vérifiables (je reviendrai sur le fait de vérifier ses sources dans un autre article), de me documenter, puis j’ouvre mon éditeur de texte ou directement le CMS du client.

Je commence enfin, à taper les mots qui viendront former l’article ou la fiche produit, à temps pour la deadline imposée.

Gérer au mieux les deadlines

Ces limites temporelles, sont celles auxquelles il me faut impérativement rendre (ou avoir rendu), mes contenus. Dans la mesure du possible je fais en sorte d’avoir toujours une ou deux journées d’avance. Cela dit il faut être honnête, entre les journées non productives, les décalages d’envoi des briefs et les sujets plus complexes que prévu, ça n’est pas toujours le cas.

Malgré cela, dans la vie j’apprécie la ponctualité. Je fais donc en sorte de mettre cette qualité en avant jusque dans la gestion de mon agenda.

Un manque de connaissance des obligations du freelance, mais aussi un défaut d’organisation, peuvent vite conduire à des retards de livraison plus ou moins préjudiciables. À mesure qu’ils sont réguliers et/ou importants, ils pénalisent à la fois pour le rédacteur web et son image, mais également l’entreprise cliente. Un écueil à éviter à tout prix donc.

À l’inverse, un contenu bien rédigé, lisible, optimisé et livré dans les temps, conduira entrepreneurs et autres webmasters, à repasser commande au besoin.

Fidéliser pour pérenniser

L’étape suivante est donc logiquement, celle de la fidélisation. Et en tant que freelance, elle est tout simplement indispensable. Si les résultats ne sont pas garantis, il est important pour votre image — votre branding comme on dit — mais aussi et surtout pour votre petite entreprise, de vous entraîner à sa réussite, le plus souvent possible.

Première chose à savoir, vous ne fidéliserez pas un client qui ne souhaite pas l’être. J’entends par là que le client « one shot », celui qui ne fait que « tester » vos services, n’a que peu de besoins (ou de budget), mais aussi celui avec qui l’échange ne se fait pas — incompatibilité d’humeur quand tu nous tiens — existe. Sachez donc ouvrir l’œil et même parfois faire preuve de discernement. Les « bons » clients se trouvent. Croyez-moi.

Selon moi, pour avoir de bons clients, il faut être un bon professionnel.

  1. Exploitez vos qualités humaines naturelles (honnêteté, sincérité, fidélité et discrétion par exemple).
  2. Établissez une véritable relation de confiance (soyez transparents, usez de votre expertise dès que possible et n’oubliez pas d’être reconnaissant).
  3. Soyez proactif (sans être envahissant).
  4. Offrez plus qu’une relation professionnelle, nouez des partenariats. Proposez un SAV unique et soyez sympathique (prenez des nouvelles de vos clients en dehors des missions qu’ils vous confient).

Je me répète, la recette ne prendra pas à chaque fois. Mais en l’appliquant et surtout en restant vous-même y compris au moment de chercher/accepter/signer des contrats, vous serez gagnant sur le long terme et votre client aussi.