Externaliser relecture et correction : l’art de libérer du temps (et de fluidifier sa production)

Quand on parle relecture, on pense souvent aux “s” oubliés et aux COD mal accordés, ou encore aux virgules superflues et peut-être même, quand on est pointilleux, aux phrases mal découpées voire décousues.

Pourtant, relire et corriger un texte ne s’arrête pas là. Il y a aussi le ton qui, parfois, demande à être ajusté (et peut-être le niveau de langage), les incohérences à relever, l’exactitude des faits et des sources citées, la validité des liens et aussi le style, celui qui s’accorde avec ce que vous avez déjà écrit. 

Gérante d’un e-commerce, wedding planner, à la tête d’une entreprise de services, directeur d’association ou thérapeute, si vous publiez sur internet vous avez besoin de vous relire ou d’être relu. Pas pour la gloire, mais pour le sérieux, pour l’expertise et pour la crédibilité. Pour la beauté de la publication aussi, mais ça, c’est une appréciation plus personnelle de ma part. Parce que j’en ai vu, au fil des années, des articles mal fagotés, mal soignés, mal considérés, mal publiés. Et ça fait mal au cœur.

Pourtant, ces dernières années vous n’avez pas pu passer à côté, une chose (entre mille autres) a changé en matière de publication : plus personne ne passe deux heures à traquer les erreurs d’un article presque prêt. Correcteur intégré à votre traitement de texte ou IA générative sollicitée, la faute et la coquille ont perdu le pouvoir de gâcher votre soirée. Et c’est tant mieux.

Mais, cela ne règle pas tout. Depuis 2011, j’ai vu les métiers de rédacteur web et de relecteur changer, dix fois, vingt fois peut-être, mais j’ai surtout observé, texte après texte, les petits et gros défauts qui continuent de passer entre les mailles. Pour bien comprendre, partageons trois exemples avant d’aller plus loin.

SOMMAIRE

Relis-toi toi-même, mais pas uniquement

Après une journée le nez devant l’écran, votre œil ne voit plus rien ou voit trouble, j’en sais quelque chose parce qu’il m’arrive encore régulièrement de relire deux, trois fois la même phrase sans capter ce qui doit être corrigé.

Ce n’est pas une question de niveau, peut-être un peu de vigilance, c’est avant tout de la physiologie : votre cerveau lit parfois ce que vous avez voulu écrire, pas ce que vous avez tapé sur le clavier. Les sciences cognitives appellent ça l’effet tunnel, ou l’aveuglement au texte propre et je trouve ça magnifique. Une fois la phrase construite dans votre esprit, votre cerveau est capable de modifier automatiquement sa perception à la lecture pour que les deux correspondent. Il agit comme son propre correcteur automatique en ignorant volontairement ses approximations.

(Je le vis encore, malgré quinze ans de métier. La faute qui me saute aux yeux ; son auteur est passé dix fois dessus sans la voir. De mon côté, heureusement que, quelquefois, Antidote est là pour me sauver de mes redites et tics de langage.)

C’est pourquoi je conseille, et je ne suis pas la seule, de toujours faire relire vos textes, par une machine si vous voulez, mais si la qualité, vos publications et votre image sont importantes à vos yeux, pas seulement.

plusieurs relectures valent mieux quune
Plusieurs relectures valent mieux qu’une

Le faux positif du correcteur automatique: quand tout est réglé mais que rien n’est parfait

Pour vous donner un peu de contexte, voici trois exemples inspirés des cas que j’ai pu rencontrer au fil des relectures qui m’ont été confiées en 15 ans de rédaction web. L’erreur est là, pourtant, il ne s’agit pas d’un accord.

  • Une agence de wedding planning publie, à deux mois d’intervalle, deux pages différentes à propos du même service. Le site est dense, affiche beaucoup d’informations, aussi, le doublon d’URL passe inaperçu (c’est un premier point rédaction SEO/cannibalisation, mais, ce n’est pas le sujet). Sur la première page est écrit : « Nous accompagnons les futurs mariés vers leur jour J grâce à une prestation sur-mesure. » Sur la seconde, rédigée dans un autre style et pour d’autres raisons, une consigne différente apparaît : « Boostez votre mariage avec nos solutions clé en main ! ». Aucune faute nulle part, les deux phrases sont parfaitement correctes, mais l’erreur de ton et surtout de message est flagrante. Pourtant, personne ne l’a remarqué parce que chaque page a bien été relue, mais individuellement, sans mettre les deux textes côte à côte. On peut facilement imaginer que les pages ont également été générées. Elles sont donc propres, mais peu maîtrisées.
  • Une boutique en ligne publie une fiche produit rédigée avec l’aide d’une IA, laquelle cite une « étude de l’Institut du Lin Français » qui recommande la matière légère et respirante pour l’été. Le paragraphe est juste, cohérent, bien tourné et donne de vrais arguments. Le correcteur d’orthographe ne signale rien puisqu’il n’y a aucune faute, pas même une coquille. La fiche est prête à être publiée. Elle va pouvoir encourager les visiteurs à se transformer en clients et leur donner confiance en la marque. C’est le but. Pourtant, l’Institut du Lin Français n’existe pas, l’information a été inventée, extrapolée ou plutôt générée et uniformisée.
  • Un indépendant colle le brouillon de sa prochaine page de vente dans un outil d’IA gratuit, juste pour vérifier la tournure de quelques phrases et s’il n’a rien oublié ou ne peut rien optimiser en complément. Ce brouillon contient ses futurs tarifs, une date de lancement, le nom d’un partenaire et d’autres informations qu’il ne souhaite pas divulguer. Pourtant, une fois envoyé, le texte et le projet ne lui appartiennent plus tout à fait. Bien sûr ils ne sont pas publiés, mais, puisqu’il utilise un outil gratuit, tout ce qu’il partage avec son IA peut être utilisé pour entraîner la machine. En relation avec un humain, il peut lui faire signer une clause de confidentialité ou travailler avec un relecteur de confiance.

Trois situations différentes, des textes relus et corrigés qui ressortent sans fautes ni coquilles, mais dont la faiblesse est ailleurs, en arrière-plan.

👉🏻En rédaction web, il est vrai qu’une seule faute manifeste sur une page, dans un article ou dans un e-mail suffit à semer le doute chez le lecteur. Quoi, vous seriez expert(e) en grammaire et tournure de phrase incroyable, mais vous auriez écrit la fromage ? Je me dois de vous dire que cela arrive et que c’est même un très grand stress chez moi, pour ma web credibility.

Cependant, si l’incohérence de ton ou la fausse information saute moins aux yeux, elle érode progressivement la confiance.

Ces détails à traquer, parce que même l’IA les laisse passer

Les trois exemples plus haut ne sont pas des incidents rares et surtout, ils ne sont pas les seuls. Le contresens, l’erreur d’information (vous avez écrit 1 000 au lieu de 100, indétectable pour une IA) la cohérence globale d’un texte, mais aussi d’une suite d’articles, sont les symptômes de plusieurs angles oubliés qui reviennent, texte après texte, quel que soit l’outil de correction utilisé en amont.

La cohérence d’un texte avec le reste de votre production. Un correcteur automatique, IA ou logiciel, traite un texte à la fois, sans mémoire de ce que vous avez publié la semaine dernière ou le mois dernier. Repérer que deux pages se contredisent, ou que votre ton a dérivé, suppose de connaître l’ensemble de votre production, vos habitudes d’écriture ou de vous connaître comme vous-même, pas seulement le fichier ouvert à l’instant T.

L’exactitude des faits, des chiffres et des sources qu’on avance. Une IA peut produire un chiffre plausible ou une source qui sonne juste mais ne va jamais la vérifier si vous ne lui demandez pas. S’il est vrai que nous sommes aujourd’hui loin des hallucinations de type, “la vache pond des œufs carrés”, le seul rempart contre l’imagination (pas encore débridée) de la machine, reste l’humain qui prend le temps de vérifier avant de publier.

etre attentif a tous les details
Être attentif à tous les détails

La forme et la mécanique qui font vivre le texte une fois publié. La structure des titres, leur rythme, leur poésie, l’aération, les liens qui fonctionnent encore et qui pointent au bon endroit, un référencement qui reste naturel : autant de détails techniques qu’aucune faute d’orthographe ne signale, et qui pèsent pourtant sur la vie d’un texte après sa mise en ligne.

Une rigueur qui n’est pas qu’une question d’image. Qu’on le veuille ou non, l’écrit reste le miroir direct de votre investissement, de votre avis, de votre histoire, de votre passion professionnelle, et quelque part, un petit morceau de l’entrepreneur(e) que vous êtes.

👉🏻 En rédaction web, la cohérence entre vos articles, vos pages, vos posts et l’ensemble de vos publications numériques pèse autant sur votre référencement que sur votre image : Google, les autres moteurs et maintenant les LLMs comme vos lecteurs, repèrent les décalages de ton et de discours d’un contenu à l’autre.

Externaliser relecture et correction : l’art de se libérer du temps (et de fluidifier sa production)

Au quotidien, ça se passe simplement. Vous produisez, vous envoyez, vous récupérez, vous oubliez la charge mentale. Dit comme ça, on dirait que vous faites tout le travail : mais non, vous envoyez oui, mais je relis, je corrige, je vérifie, je source et j’ajoute des notes là où il est intéressant de modifier la structure du texte ou d’ajouter une information. 

Pas d’allers-retours interminables, pas de doute avant la mise en ligne. Vous recevez un texte que vous n’avez plus besoin de vérifier, et des conseils en plus. 

Selon moi, et j’ai l’impression que je ne suis pas seule à porter ce constat, le regard humain reste la condition essentielle pour qu’un contenu se distingue, pour tout ce qu’il porte de ressenti, d’expérience et d’invisible pour un algorithme. 

Il y a un dernier test, le plus simple et le moins mesurable : je lis vos textes (les miens aussi) à voix haute. Une phrase peut être grammaticalement valide à l’écrit et sonner bancale à la lecture. Un paragraphe peut cocher toutes les cases d’un bon référencement et tomber à plat sous vos yeux. Ce jugement-là, sensoriel, presque musical (j’attache une grande importance au rythme des mots) aucun algorithme ne le porte ni ne l’enrichit. C’est pourtant souvent lui qui fait la différence entre un texte qu’on lit et un texte que l’on retient parce qu’il résonne au cœur ou à l’oreille.

Arrêtez de porter sur vos seules épaules la relecture de vos contenus

Si l’un des trois exemples cités plus haut vous a fait tiquer, la dernière étape de votre production mérite sans doute un regard qui n’est pas le vôtre.

Pour cela, découvrez mon offre de relecture-correction ou contactez-moi pour déléguer vos prochains textes. Et si votre besoin se situe quelque part entre les deux, discutons-en simplement.

« Confiez-moi vos textes et conservez votre énergie pour tout le reste. C’est mon métier depuis 2011, et celui-ci reste, encore aujourd’hui, mon plus grand plaisir. »

par Webplume

Pauline Dewinter – Rédactrice web senior & Consultante éditoriale

Rédaction web SEO & Communication, j'installe en 2011, ma petite entreprise au milieu des animaux et des champs, en Haute-Marne.
Spécialisée en rédaction de contenus délicats et réconfortants (mon fameux Comfort Content), je vous aide à trouver les mots qui définissent et subliment votre entreprise.
La joie d'écrire, la transmission, le partage, la poésie et les émotions sont mes amis.

Pour en savoir plus contactez-moi ! Bonne humeur, loyauté et réactivité font partie de mes principales qualités.

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